
Né à Buenos Aires en 1958, Martin Matalon étudie à la Juilliard School de New York où il obtient son Master de composition. En 1989, il fonde Music Mobile, ensemble basé à New York et consacré au répertoire contemporain.
Entre autres, il reçoit en 2005 le prix de la J.S Guggenheim fondation. En 2001 le prix de la Ville de Barcelone pour la musique de Metropolis, le Charles Ives Scholarship de la American Academy and Institute of Arts and Letters et le prix « Opéra Autrement » du Centre Acanthes pour la commande et production de l’opéra de chambre Le Miracle secret basé sur le conte homonyme de J.L Borges.
En 1993, définitivement installé à Paris, L’IRCAM lui commande une nouvelle partition pour la version restaurée du film de Fritz Lang, Metropolis. Après ce travail considérable, Martin Matalon se plonge dans l’univers de Luis Buñuel en écrivant consécutivement trois nouvelles partitions pour les trois films surréalistes du cinéaste espagnol : Las Siete vidas de un gato (1996), pour Un Chien andalou (1927) , Le Scorpion (2001), pour L’Age d’or (1931) et Traces II (la cabra) (2005) pour Las Hurdes terre sans pain (1932).
Son catalogue comprend également un nombre important d’œuvres de musique de chambre, telles que Formas de Arena, pour flûte, alto et harpe, ou Lineas de agua pour octuor de violoncelles. Initiée en 1997 la série des Traces, œuvres a la lisière de l'écriture soliste du concerto et de la musique de chambre et la série des Traces qui constitue pour le compositeur une sorte de "journal intime compositionnel" et destinée à des instruments solistes avec électronique en temps réel, forment un pan important de son catalogue.
Martin Matalon a écrit, entre autres, pour l'Orchestre de Paris, l'Orchestre National de France, Court-circuit, le Trio Nobis, l'Ensemble Intercontemporain, les Percussions de Strasbourg, l'Octuor de Violoncelles, Bit 20, MusikFabrik …
Il a été compositeur en résidence à l’Arsenal de Metz et l’Orchestre National de Lorraine pour la période 2003-2004 , cette résidence a donné lieu à un enregistrement de trois pièces symphoniques par l’Orchestre National de Lorraine et son chef Jacques Mercier, disque sorti chez Universal en 2005.
Depuis 2005, Martin Matalon est en résidence à La Muse en Circuit, Centre national de création musicale, où il a pu développer son travail sur les Traces (Traces pour Alto et dispositif électronique, Traces pour flûte et dispositif électronique, Traces pour Voix et dispositif électronique).
Cette année, son travail à La Muse en Circuit donne lieu à la présentation d’une nouvelle création « Har le tailleur de Pierre », ainsi que Traces, rassemblant Traces I pour Violoncelle et Dispositif électronique, le triptyque de monologues Nocturnes à partir de textes d'Alan Pauls et des Traces III pour Cor, dispositif électronique et récitant,Traces IV pour Marimba, dispositif électronique et récitant, Traces V pour Clarinette, dispositif électronique et récitant ainsi que Traces VII pour récitant et Dispositif électronique, créations programmées dans le cadre du festival « Extension du domaine de la Note VIII ».