
Pour ce premier disque du label discographique Alamuse, nous avons souhaité faire découvrir les œuvres de cinq compositeurs liés à La Muse en Circuit par des chronologies et des histoires différentes, mais qui tous partagent cette jubilation du sonore dans un geste musical à la fois savant et ludique.
Des générations différentes donc et des approches diverses, mais des compositions où la « narration », mot souvent ambigu lorsqu’il s’agit d’écriture musicale, est ici prise dans son sens littéral et métaphorique, ce qui donne à toutes ces musiques une incarnation sensuelle qui est la marque de fabrique de La Muse.
For this first disc edition from La Muse en Circuit, we wished to introduce listeners to the works of five composers linked to La Muse en Circuit by different chronologies and histories, but who all share this jubilation of sound in a musical gesture that is both skillful and playful.
Although from different generations and diverse approaches, in these compositions the “narration,” which is often an ambiguous word when referring to musical scripts, is here taken in both its literal and metaphorical meaning, giving this music a sensual embodiment that is the distinguishing characteristic of La Muse.
Quatre perspectives comme autant de mouvements sonores, de vitesses et de rythmes. Ces perspectives renvoient à l’architecture, à la profondeur du discours qui oscille entre détails et plans d’ensemble, aux lignes de fuite et à la fugue de l’imaginaire musical. Entre construction (Jeux rythmiques, Finale de temps croisés) et allégorie volatile (Souvenir du bagne, Scherzo du coiffeur), les quatre mouvements de cette œuvre jouent de l’auditeur : entre globalité et détail infime. Le « temps immobile » n’existe pas. Rien ne se répète, jamais.
Four perspectives as so many movements of sound, speed and rhythm. These perspectives reflect architecture, the depth of the speech which oscillates between details and overall view, the base line and the fugue of the musical imagination. Between construction (“rhythmic games”, “crossed time finale”) and volatile allegory (“memories of prison”, “the hairdresser’s sherzo” ) the four movements of this work play on the listener: between the whole and infinite detail. “Immobile time” does not exist. Nothing ever repeats.
« Pendant plus d’une année j’ai été plongé dans la réalisation du spectacle L’Île solaire adapté de Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier. Souvent pendant cette période, pour tenter de me rapprocher de ce qu’un homme pouvait ressentir dans la situation de Robinson Crusoé, je me suis étendu sur mon canapé, j’ai fermé mes yeux et me suis figuré seul sur cette île déserte et inconnue, abandonné aux éléments, terrassé par la peur, en proie aux hallucinations. Il en a résulté un ensemble de sensations et de sentiments qui, bien que fictifs, ont nourri mon travail. Cette pièce rassemble et recycle des matériaux sonores de l'île solaire, tout en puisant dans les vestiges
de ce "background" de pure chimère. » S. Sighicelli
For more than a year I was plunged in the production of the Ile Solaire show adapted from Michel Tournier’s Vendredi ou les limbes du Pacifique. Often during this period, in order to try to get closer to what a man would feel in Robinson Crusoe’s situation, I lay on my couch, closed my eyes and imagined myself alone on this unknown desert isle, abandoned to the elements, frozen by fear, and prey to hallucinations. It resulted in an ensemble of sensations and feelings which although imaginary, fed my work. This piece gathers and recycles sound materials of the ile solaire, all the while drawing from the vestiges of this pure imaginary background.
« schizo pour la forme, 120 pour le tempo » ! S. Béranger
“ schizo for the form,120 for the tempo ”
« Il faut donc que la trame passe à travers les fils de chaîne pour que ce réseau tendu prenne formes et couleurs. Mais la trame en soi n’est rien. Juste une simple succession de fils qui vont lentement inventer une forme.
A l’image du tisserand, j’ai donc commencé par construire une chaîne, une structure sonore analogique et simple, faite de quelques granulations charnues extraites des bons vieux synthétiseurs EMS et qui tournent autour de la note « si », puisque c’est celle qui, par son nom, incarne le mieux les « peut-être ».
Avec des éclatements furieux, des voix entremêlées, des rythmiques ordinaires, des envols et des plaintes, j’ai fabriqué cette texture avec des sons trouvés dans l’incertitude du monde, remplis de sa violence mais aussi de sa beauté.
Juste ajouter que les quelques souffles et monosyllabes sont comme des contrepoints sensuels et minimalistes à ces images sonores parfois sauvages, accordés à la toupie finale (merci N.) qui elle nous parle de l’écroulement imprévisible de la fragile architecture du monde .
Enfin, comme ce qui se trame est toujours un peu secret, je ne vous en dirai pas plus ». D. Jisse
Assistant Florent Colautti
Mastering Julien Guinard
“The weft therefore must go across the warp threads in order for this tensioned network to come into shapes and colors. But the weft by itself is nothing. This simple succession of threads is slowly going to produce a shape.
As a cloth weaver, I have thus started to build a chain, an analog and simple sound structure made from a couple of fleshy granulations extracted from good old EMS synthesizers and which revolve around the B note (or “si” – meaning “if” in French) since it embodies best, by its name, the “perhaps.”
With furious blow ups, interwoven voices, ordinary rhythms, motions and complaints, I have created this texture from sounds found in the uncertainty of the world, filled with its violence but also its beauty.
Just adding that the few breaths and monosyllables are like sensual and minimalist counterpoints to these sound images, sometimes wild, tuned to the final spinning top (thanks N.) which tells us about the unforeseeable collapse of the fragile architecture of the world.
Finally as the art of weaving is always a bit secret I will not tell anymore.” D. Jisse.
Katsina a été composée en 2009 dans les studios de la Muse en Circuit à partir de séquences sonores composées pour la pièce PAN! du chorégraphe Lionel Hoche, créée en novembre 2008 à la Maison de la musique et de la danse de Nanterre.
On peut y entendre Adam Vidovic jouant de l'orgue Cavaillé-Coll et Lionel Hoche improvisant avec ses appareils ménagers, ustensiles de nettoyage et autres meubles et tiroirs de bureau.
Katsina a été créée en version spatialisée le 24 avril 2009 au Festival Störung à Barcelone.
Katsina was composed in 2009 at la Muse en Circuit’s studios from sound sequences composed for PAN!, which was choreographed by Lionel Hoche in November 2008 at the maison de la musique et de la danse in Nanterre.
In it you can hear Adam Vidovic playing the Cavaillé-Coll organ as well as Lionel Hoche improvising with his home appliances and cleaning utensils, along with various office furniture and drawers.
Katsina was recreated in spatialized sound on April 24, 2009 at the Störung Festival in Barcelona.
Né à La Plata en Argentine en 1961, le compositeur fait ses études musicales à Buenos Aires puis au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP) avec Guy Reibel, Laurent Cuniot, Daniel Teruggi, le Conservatoire de Pantin avec Sergio Ortega, et l’Université Paris 8 avec Horacio Vaggione.
Animé par le rapport entre composition instrumentale et technologies, Luis Naón travaille à l’élaboration d’un cycle de 25 œuvres mixtes, URBANA, pour accordéon, percussion et dispositif en temps réel.
Il est professeur au CNSMDP, à l’Escola Superior de Musica de Catalunya, et à la Haute Ecole de Musique de Genève.
Ses œuvres ont reçu des prix et distinctions à la Tribune Internationale de Compositeurs (UNESCO 90 et 96), Fondo Nacional de las Artes (Buenos Aires), Prix TRINAC, Olympia Composition Prize, Prix Municipal de la ville de Buenos Aires. Nomination pour les “3e Victoires de la Musique Classique”, Prix "Enesco" de la SACEM, Prix "Luis de Narvaez" de la Caja de Granada.
Les croisements artistiques autour de la musique constituent un pan important de son travail. En témoigne sa collaboration avec Ars Nova ensemble instrumental, pour lequel il écrit, à l’occasion de sa résidence à La Muse en Circuit, la musique du spectacle chorégraphique musical « Les Princesses» pour l’inauguration du Théâtre Auditorium de Poitiers.
Born in La Plata, Argentina in 1961, the composer followed his musical studies at Buenos Aires, then at the Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) with Guy Reibel, Laurent Cuniot, and Daniel Teruggi, at the Conservatoire de Pantin with Sergio Ortega, and the Université Paris 8 with Horacio Vaggione. Driven by the relationship between instrumental composition and technology, Luis Naón is working on the elaboration of a cycle of 25 mixed works, URBANA, for accordion, percussion, and real time devices.
He is a professor at CNSMD, at the Escola Superior de Musica in Catalunya, and at the Haute Ecole de Musique in Geneva. His oeuvres have received awards and honors at the International Tribune of Composers (UNESCO '90 and '96), Fondo Nacional de las Artes (Buenos Aires), Prix TRINAC, Olympia Composition Prize, and the Municipal Prize of the city of Buenos Aires. They were also nominated for the “3e Victoires de la Musique Classique,” the "Enesco" Prize of the SACEM, and the "Luis de Narvaez" Prize of la Caja de Granada.
The artistic intersections around music constitute an important part of his work; for example, his collaboration with Ars Nova instrumental ensemble ( for which he wrote during his residences at the Muse en Circuit )resulting in the score to the musical chorographical show “les Princesses” for the inauguration of the Théatre Auditorium of Poitiers.
Né en 1972, Samuel Sighicelli étudie le piano, la composition instrumentale (notamment avec Gérard Grisey), et poursuit ses études autour de l’improvisation. Il obtient un 1er prix de composition et un 1er prix d’improvisation générative au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), remporte le prix Sacem Hervé Dugardin en 2003 et séjourne à la Villa Médicis en 2003–2004.
Son travail s’articule le plus souvent autour de la relation instrument/électronique ou musique/image. Ses œuvres ont été jouées et/ou commandées par l’Orchestre National de Lyon, l’Ina-GRM, Radio-France, l’ensemble Court-circuit, le Quatuor Arditti, le Collegium Novum Zurich, les Percussions de Strasbourg,
l’ensemble Ictus, Bruno Chevillon, Wilhem Latchoumia...
Il a co-fondé la compagnie d’invention musicale Sphota, qui réalise des formes musicales scéniques et au sein de laquelle il se produit régulièrement au piano, à l’orgue Hammond et manipulations électroniques. Il a également participé à la fondation de Caravaggio, collectif de rock expérimental.
Autodidacte en matière d’audiovisuel, il a réalisé des courts métrages, des vidéos pour la scène, et des projets image-musique (comme Marée noire, à partir d’images d’archive ou L’Île solaire).
Born in 1972, Samuel Sighicelli studied piano, instrumental composition (notably with Gerard Grisey) and continued his studies on improvisation. He obtained a first prize in composition and a first prize in generative improvisation from the Conservatoire Superieur National de Musique de Paris (CNSMDP), won the Sacem Herve du Jardin prize in 2003 and was hosted at the Villa Medicis in 2003-2004. His work most often surrounds the instrument/electronic or music/image relationship. His works have been played and/or commissioned by the National Orchestra of Lyon, l’Ina-GRM, Radio-France, l’ensemble Court-circuit, le Quatuor Arditti, le Collegium Novum Zurich, les Percussions de Strasbourg,
l’ensemble Ictus, Bruno Chevillon, Wilhem Latchoumia. He co-founded the musical invention company, Sphota, which creates scenic musical forms and in which he regularly performs on piano, Hammond organ, and electronic devices. He also participated in the Caravaggio foundation, an experimental rock collective. A self taught film maker, he produced short films, video for the stage, and some image-music projects (such as Marée noire based on archive images or l’Île solaire).
« Commencer par la chanson, rencontrer Luc Ferrari et la liberté dans la musique, découvrir le travail de studio et l'art radiophonique, composer pour le théâtre et le cinéma, glisser vers les antennes de Radio-France, transmettre et sensibiliser, faire œuvre autour de la pédagogie…
Nos biographies s’écrivent souvent à notre insu, mais voilà qui est fait.
Diriger La Muse en Circuit, co-animer « Electromania » sur France-Musique, animer le réseau Futurs composé, continuer à écrire des chansons et à inventer des formes musicales inclassables…
Voilà ce qui reste à faire.
L’histoire continue, un peu trop vite sans doute, mais toujours avec ce besoin de transmettre et d’émouvoir… »
Starting with song writing, meeting Luc Ferrari and the freedom in music, discovering the work of recording studios and radiophonic art, composing for plays and movies, wandering in the airways of Radio France, transmitting and raising awareness, promoting teaching…
Our biographies are often written without us realizing it, but there you go.
Running la Muse en Circuit, co-hosting “Electromania” on France-Musique, leading the network “Futurs-composé,” continuing to write songs and inventing indefinable musical forms. Here is what’s left to do.
The story continues, probably a bit too fast, but always with this need to transmit and create emotions.
Né en 1977. Après avoir été guitariste dans plusieurs groupes de rock, Sébastien Roux entame une carrière de compositeur de musique électronique qu’il déploie espace en trop tous azimuts : disques (en solo ou en collaboration avec Greg Davis, Vincent Epplay, Eddie Ladoire), concerts de musique acousmatique, improvisations (avec Kim Myhr, David Fenech), ciné-concerts, performances audiovisuelles, musique pour la danse (avec Lionel Hoche, Anne Juren, DD Dorvillier, Sylvain Prunenec), art radiophonique (lauréat du concours d’art radiophonique Luc Ferrari 2005), installations sonores (série Wallpaper Music, avec les cocktail designers, ainsi que Précisions sur les Vagues, aux côtés de La Muse en Circuit, avec Célia Houdart et Olivier Vadrot), parcours sonores avec Célia Houdart (Festival Evento 2009, Festival d’Avignon 2010), design sonore…
Il est également réalisateur en informatique musicale pour les compositeurs Gérard Pesson, Georges Aperghis, Morton Subotnick.
Il est accueilli pour de nombreux festivals : Archipel (Genève), Musique Action (Nancy), Extension (Paris/Val-de-Marne), Nuit d’hiver (Marseille), Netmage (Bologne), Why Note (Dijon), Présences Electronique (Radio France, Paris) J’en Rêve (Fondation Cartier, Paris), Musica (Strasbourg), Net Days (Bruxelles), Santarcangelo (Italie), Akousma (Montréal), BEAF (Bellingham Electronic Arts Festival, USA)...
Son travail est documenté par les labels Brocoli, Apestaartje, 12k, Carpark, Room40, n-rec, Optical Sound, Tiramizu et Tsuku Boshi. Il est en résidence à La Muse en Circuit en 2008 et 2009 et à Césaré pour la saison 2009-2010.
Born in 1977. After having been a guitarist in several rock bands, Sébastien Roux started a career as a composer of electronic music that has unfurled in all directions: CDs (solo or in collaboration with Greg Davis, Vincent Epplay, Eddie Ladoire), acousmatic music concerts, improvisations (with Kim Myhr, David Fenech), movies accompanied by live music, audiovisual performances, music for dance (with Lionel Hoche, Anne Juren, DD Dorvillier, Sylvain Prunenec), radiophonic art (winner of the Luc Ferrari radiophonic art contest in 2005), sound installations (Wallpaper Music series, with les cocktail designers as well as Précisions sur les Vagues, in collaboration with La Muse en Circuit with Célia Houdart and Olivier Vadrot), parcours sonores with Célia Houdart (Festival Evento 2009, Festival d’Avignon 2010), and sound design.
He is also creating computerized music for composers Gérard Pesson, Georges Aperthis, and Morton Subotnick.
He has been invited to numerous festivals, such as Archipel (Geneva), Musique Action (Nancy), Extension (Paris/Val-de-Marne), Nuit d’hiver (Marseille), Netmage (Bologne), WhyNote (Dijon), Présences Electronique (Radio France, Paris), J’en Rêve (Fondation Cartier, Paris), Musica (Strasbourg), Net Days (Brussels), Santarcangelo (Italy), Akousma (Montréal), and BEAF (Bellingham Electronic Arts Festival, USA).
His work is present on the following labels: Brocoli, Apestaartje, 12k, Carpark, Room40, n-rec, Optical Sound, Tiramizu et Tsuku Boshi. He was in residence at La Muse En Circuit in 2008 and 2009 and at Césaré for the 2009-2010 season.
Sébastien Béranger, né en 1977, réalise ses études musicales à Reims et à Lille, puis dans la classe de composition du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) où il étudie avec Emmanuel Nunes, Michaël Levinas et Luis Naón. Le compositeur y obtient les prix d’analyse et de composition, un cursus en nouvelles technologies appliquées à la composition. Parallèlement, Sébastien Béranger acquiert à l’Université de Lille III un DEA en esthétique et sciences de l’art et un doctorat de musicologie à l’Université de Nice.
Passionné par les nouvelles technologies informatiques et leur rapport à la composition instrumentale, il est premier lauréat de la Fondation Internationale Lili et Nadia Boulanger pour l'année 2001-2002. Sa musique est primée par de nombreux festivals et concours : Prima Europa (Italie), Ton Bruynel 2003 (Pays-Bas), Concurso Internacional de Miniaturas Electroacústicas (Espagne), Forum International des Jeunes Compositeurs de l’ensemble Aleph, Forum International du Nouvel Ensemble Moderne, etc... En 2006, Sébastien Béranger obtient la bourse de composition musicale de l’Académie des Beaux-Arts (Institut de France).
Sa musique a été jouée par Christophe Desjardins, par les ensembles Accroche Note, Alter Ego, Aleph, 2e2m, l’Itinéraire, l’Ensemble Intercontemporain, le Nouvel Ensemble Moderne…
Sebastien Beranger, born in 1977, studied music in Reims and Lille, and later in the composition class of the Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) where he studied with Emmanuel Nunes, Michaël Levinas et Luis Naón. There the composer obtained the analysis and composition prizes, a program in new technologies applied to composition. At the same time, Sebastien Béranger obtained a master’s degree in esthetics and arts science from the University of Lille III and a doctorate in musicology from the University of Nice.
Passionate about new computer technologies and their relation with instrumental composition, he won first prize at the Fondation Internationale Lili et Nadia Boulanger for the year of 2001-2002. His music has received awards in several festivals and competitions: Prima Europa (Italy), Ton Bruynel 2003 (the Netherlands), Concurso Internacional de Miniaturas Electroacústicas (Spain), Forum International des Jeunes Compositeurs de l’ensemble Aleph, Forum International du Nouvel Ensemble Moderne, etc. In 2006, Sebastien Béranger obtained the musical composition scholarship from Beaux-Arts (Institut de France).
His music has been played by Christophe Desjardins, by the ensemble Accroche Note, Alter Ego, Aleph, 2e2m, l’Itinéraire, l’Ensemble Intercontemporain, le Nouvel Ensemble Moderne.
Production La Muse en Circuit, Centre national de création musicale, distribution Distrart Musique
Sortie : 10 mai 2010
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