
Sébastien Roux
Musique électronique et vidéo Projet Muse
24 avril à 20h
Paris / L'Atelier du Plateau
Oblique est un projet pour violoncelle et dispositif électronique réunissant Séverine Ballon et Sébastien Roux. Mêlant une notation graphique précise et de brèves improvisations, la pièce organise les flux acoustique et électronique. Tantôt parallèles, tantôt opposées, leurs directions, leurs interactions engendrent des zones instables, obliques.
Durée : 20 minutes
À l’origine pièce électroacoustique (sortie récemment sur le label australien Room40), ce portrait de la ville de Nantes, cœur des errances de deux personnages isolés, s’enrichit du travail des vidéastes, Joris Lachaise, Lucien Gaudion, Ariel Delebecque qui propose une instrumentation visuelle de cette œuvre entre musique contemporaine et musique concrète, electronica et poésie sonore, riche de textures contrastées.
Durée : 40 minutes
Sébastien Roux est compositeur de musique électronique.
Il est invité en Europe, en Australie et aux Etats-unis dans des festivals comme Netmage (Bologne), Whynote (Dijon), Présence Electronique (Paris), J’en Rêve (Fondation Cartier Paris), Musica (Strasbourg), Net Days (Bruxelles), Santarcangelo (Italie), BEAF (Etats-Unis), Musique Action (Nancy), Electrofringe (Australie)… Ses travaux sont publiés par les labels new-yorkais apestaartje, 12k et Carpark ainsi que les labels n-rec, Optical Sound, ROOM40, Tiramizu et Brocoli.
Avec Un grand ensemble, il est lauréat de la 6ème édition du concours international d'art radiophonique – sur le thème des Villes Manifestes - organisé par la Muse en Circuit en 2005. En 2006, David Jisse l’invite dans les studios de la Muse en Circuit, où il écrit Oblique, pour violoncelle et électronique – Création au festival « Extension du domaine de la note »/Paris, festivals « Musique Action »/Nancy, « Nuit d’hiver » /Marseille, « Musica » /Strasbourg.
A l’automne 2006, le MAC/VAL (Musée d’art contemporain du Val de Marne) lui propose de réaliser un «ciné/concert» avec des images du CNC, sur le thème de la modernité dans l’architecture du XXème siècle. Curieux d’explorer encore le thème de la ville, ses architectures, ses mutations et ses musiques, il accepte et compose une année plus tard Revers Ouest*, pièce radiophonique instrumentée d’enregistrements effectués dans la ville de Nantes avec les voix d’Emma Morin et Laurent Poitrenaux. Cette pièce commandée par le festival SONOR de Nantes vient de paraître, dans sa version longue, sur le label australien ROOM 40, à l’occasion d’une tournée sur le continent en septembre dernier.
Au printemps 2006, il participe (laptop) au projet Errances de Leonzio Cherubini (batterie) avec Garth Knox (alto), pièce basée sur des principes d’improvisation entre les trois instrumentistes. Depuis, l’interaction avec des improvisateurs à l’aide de l’outil informatique fait partie de ses principales préoccupations : il collabore régulièrement avec Dragos Tara (contrebasse), Kim Myhr (guitare acoustique) et David Fenech (guitare, voix, objets).
Avec Vincent Epplay (musicien/plasticien), il forme un duo d’ « improvisation LapTop ». En 2006, le GRM leur commande Klavier intégral, créée à la Maison de la radio de Paris (salle Olivier Messiaen). Le label Brocoli sortira leur premier disque en septembre 2008 (co-production La Muse en Circuit).
Il travaille également avec les arts plastiques et visuels. Il conçoit ainsi Wallpaper music, une série d’installations sonores impliquant plasticiens, designers/graphistes et musiciens (Sogar, Stephan Mathieu, Leafcutter John, Cocktail Designers) et Stereo Rider, une collection de cartes postales sonores scénographiée par l’artiste Pierre Belouin. La Villa Arson l’accueille en résidence avec Eddie Ladoire pour concevoir la musique du film de Grégory Chatonsky Sur terre (commande Arte). Il compose la musique de deux des films de la série Platform de Cédrick Eymenier.
Depuis 2004 il occupe un poste d’assistant musical à l’ircam, après avoir obtenu le DEA ATIAM (Acoustique Traitement du signal et Acoustique Appliqués à la Musique). Il collabore avec Georges Aperghis pour ses pièces Avis de Tempête, Happy End et Dans le Mur.
En 2008, il collaborera avec l’auteur et metteur en scène Célia Houdart pour son projet d’installation sonore Précisions sur les vagues (texte de Marie Darrieussecq – voix de Valérie Dréville), et le chorégraphe Lionel Hoche pour sa création, Pan.
« Sébastien Roux est l’une des figures les plus intéressantes de la scène électronique française : sa double culture, à la fois savante (...) et «populaire» lui offre de composer une musique extrêmement évocatrice, mariant l’électronique et l’organique avec une intelligence qui n’oublie pas de parler aux sens – à l’instar d’un Fennesz ou d’un Mitchell Akiyama. Sébastien Roux s’est ainsi affirmé comme un musicien curieux et vagabond, ce que l’on peut également traduire par nomade et ouvert à toutes les collaborations : outre l’opéra d’Aperghis (…), on a pu ainsi le retrouver récemment à l’œuvre sur l’album Heller (…),en duo avec le Chicagoan Greg Davis… Sur scène, il s’adapte à une multitude de configuration, pour des sets toujours très richement atmosphériques. »
David Sanson pour www.mouvement.net
Elle etudie avec Xavier Gagnepain au CNR de Boulogne, puis continue ses études à Berlin, à la « Hanns Eisler Hochschule » avec Joseph Schwab, puis ensuite à la Hochschule de Lübeck avec Troels Svane. Elle a suivi des masterclass avec David Geringas, Miklòs Pérenyi, Siegfried Palm… Elle a été membre du Schleswig Holstein Festival Orchester, et a joué regulierement au sein du Berliner Sinfonie Orchester, puis s’est vite rendue compte qu’elle préfèrait les petites formations et la musique contemporaine.. En 2004-2005, elle a été académiste a l’Ensemble Modern (Francfort). Elle est lauréate du concours international d’interpretation de musique contemporaine « Gioia del Colle » en 2004, et laureate de la fondation « Marie Luise Imbusch » de Lübeck. Elle aime particulierement travailler avec des compositeurs, elle est dedicataire et creatrice de plusieurs œuvres pour violoncelle seul et/ou avec electronique.
Joris Lachaise vit et travaille à Paris.
Après une maîtrise de philosophie, il entreprend un DEA qui le conduit sur le terrain de l’investigation documentaire. Il prend alors peu à peu ses distances avec l’université et finit par se consacrer entièrement à la pratique du médium audiovisuel pour poursuivre ses recherches. Il commence alors un projet de film documentaire sur le déplacement des collections d’ethnographie du Musée de l’Homme vers ce qui deviendra l’actuel Musée du quai Branly. Son approche est à ce moment-là délibérément politique, mais vise essentiellement des enjeux épistémologiques. Ayant réuni un grand nombre de documents et d’entretiens, il obtient pour ce projet un contrat d’auteur avec la société de production Point du Jour.
Suivent une série d’essais audiovisuels portant sur la représentation de la mort dans nos sociétés. Ce qu’interroge d’abord le médium vidéo au travers de ces essais – prenant aussi bien pour objet un taxidermiste que des funérailles napolitaines - ce sont les techniques de conservation de l’apparence du vivant.
Parallèlement à ces travaux, il institutionnalise sa pratique en devenant cadreur et monteur pour le cinéma.
En 2004, il collabore avec Jean-Pierre Krief et Arte à la réalisation d’un film sur le Tribunal Spécial Irakien. Chronique d’un procès annoncé sera une aventure d’un an qui conduira à la réunion de témoignages des principaux acteurs internationaux pour la préparation au procès dans lequel sera jugé et condamné Saddam Hussein.
Il enseigne ensuite l’audiovisuel, l’écriture filmique et la réalisation dans le Val-de- Marne. Joris Lachaise réalise aujourd’hui des pièces vidéo sur la base de compositions sonores. Il vit de son activité qu’il met au service du spectacle vivant, mais travaille toujours pour le cinéma où il s’emploie désormais souvent à la réalisation de décors .
Enfant de la balle (grand-mère peintre-graveur, mère plasticienne, beau-père directeur technique au festival d?Avignon, oncle photographe), c'est à 16 ans, après 5 années passées dans la région du Comtat Venaissin, qu'il rejoint Paris en faussant compagnie au collège; passionné par la musique il est bien décidé à devenir ingénieur du son. Il s'essaye: il a plusieurs casquettes, d'abord au sein de la maison Radio France pour France Culture mais aussi dans des studios d'enregistrement et de mixage. Sans raccord et non sans fausses notes, happé par l'image depuis toujours (famille de cinéphiles contagieux), il retourne à l'école, une école de cinéma . A peine plus tard il obtient son diplôme imprimé sur joli papier de : Monteur-Trucquiste. Les images ?xes, les images en mouvement, toutes le fascinent. Il est complice de ses outils choisis ( le mac ou une caméra) qui le lui rendent bien ... Il a maintenant 26 ans, Il travaille comme free-lance souvent pour le cinéma, plutôt un cinéma d'auteur comme graphiste/trucquiste, mais aussi en volumes lors de la réalisation de décors ; la conception de murs d?images
sonores et de créations visuelles pour de l?événementiel est dans ses cordes.
Diplômé en arts graphiques, il alterne travaux graphiques et programmations multimedia.
Cette double activité l'a conduit à proposer sa collaboration pour des performances musicales, dans lesquelles il officie à titre de manipulateur vidéo et multimedia. Son travail tente d'instaurer, par le biais des technologies actuelles, de nouvelles formes de dialogues entre le musicien et son public.
Oblique
Musique Sébastien Roux
Violoncelle Séverine Ballon
Revers Ouest**
Musique Sébastien Roux
Images Joris Lachaise, Lucien Gaudion, Ariel Delebecque
Sources Enregistrées Emma Morin (voix), Laurent Poitrenaux (voix), Séverine
Réalisation La Muse en Circuit, Centre national de création musicale. Coréalisation L'Atelier du Plateau
Oblique est une Commande de la Muse en Circuit, Centre national de création musicale
(création Mai 2006).
Revers Ouest** a été commandée par l’Association nantaise Histoire d’ondes dans le cadre du festival Sonor et coproduite par la Muse en Circuit, centre national de création musicale (création Mars 2007).
Création vidéo - Avril 2008.
Ballon (violoncelle), Quentin Sirjacq (piano préparé)
L'Atelier du Plateau
5, rue du Plateau (au fond de l’impasse)
75019 Paris
12 / 10€
www.atelierduplateau.free.fr