
L'Ile Solaire ©S.Sighicelli
Concert multimédia / Création
Festival Extension
19 - 20 mai à 20h30 Villejuif Théâtre Romain Rolland
Dijon Festival Why Note
21 mars Parvis Saint-Jean, Théâtre Dijon Bourgogne
Île déserte : plongée dans l’univers d’un homme livré à lui-même
À partir de l'œuvre de Michel Tournier, Samuel Sighicelli nous immerge dans l'univers d'un Robinson désormais exclu du monde dit "civilisé".
Sur cette île, pendant de longues années, Robinson affronte seul les éléments. Le naufragé fait face à l'écoulement insaisissable du temps, à la perte du langage, de la mémoire, jusqu'à finalement se confondre avec l'île, devenir sa conscience.
C'est une expérience mythique qui nous est racontée, expérience que chacun s'est amusé à imaginer au moins une fois dans sa vie et qui demeure peut-être l'une des plus difficiles à se représenter.
Le pianiste Wilhem Latchoumia est environné d'images vidéo (dont des archives de l'Ina, empreintes du monde qu'a quitté Robinson), de sons, de lumières, d'extraits du texte projetés ou lus en voix-off.
Le piano insuffle vie à cet environnement : se dessine alors peu à peu le microcosme de l'île, l'expérience terrible tragique et parfois drôle de cet homme amené à devenir plus humain encore que tous les humains.
« Tous ceux qui m’ont connu, tous sans exception me croient mort. Ma propre conviction que j’existe a contre elle l’unanimité. Cela seul suffit – non certes à me tuer – mais à me repousser aux confins de la vie, dans un lieu suspendu entre ciel et enfers, dans les limbes, en somme.
(…)
Combien de jours, de semaines, de mois, d’années s’étaient-ils écoulés depuis le naufrage de la Virginie ? Robinson était pris de vertige quand il se posait cette question. Il lui semblait alors jeter une pierre dans un puits et attendre vainement que retentisse le bruit de sa chute sur le fond. »
Michel Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique, Paris, Gallimard, 1972
Né en 1972, il a étudié le piano, la composition instrumentale (notamment avec Gérard Grisey) et électroacoustique, ainsi que l’improvisation. Il a obtenu en 1997 un Premier Prix de composition et un Premier Prix d’improvisation générative au Conservatoire National Supérieur de Paris. Il a été en résidence à la Villa Medicis en 2003-2004. En 2003 il a obtenu le prix H.Dugardin de la SACEM. Ses oeuvres ont été jouées et/ou commandées par des structures comme l’Orchestre National de Lyon, l’Ina-GRM, Radio-France, l’ensemble Court-circuit, l’ensemble l’Itinéraire, l’ensemble Icarus, le Ministère de la Culture, le Quatuor Arditti, le Collegium Novum Zurich, les Percussions de Strasbourg, l’ensemble Ictus, l’ensemble 2e2m... Il se produit en tant que musicien-inventeur au piano et à l’orgue au sein de la compagnie Sphota ou avec le groupe Caravaggio (avec Bruno Chevillon, Benjamin de la Fuente et Eric Echampard). Autodidacte en matière d’audiovisuel, il a réalisé 4 court-métrages, les vidéos de 2 spectacles de la compagnie Sphota, et des projets image-musique (comme Marée noire, à partir d’images d’archive) aussi bien pour la performance scénique que pour les supports vidéo fixes.
Né à Lyon en 1974, Wilhem Latchoumia débute l’apprentissage du piano dans la classe de Rose-Marie Cabestany puis entre au CNR de Lyon où il poursuit ses études avec Anne-Marie Lamy et obtient sa Médaille d’or à l’unanimité.
Admis au CNSMD de Lyon, il reçoit l’enseignement d'Eric Heidsieck et Géry Moutier et obtient en 1999 son premier Prix à l’unanimité avec les félicitations du jury, ainsi qu’une Licence en Musicologie à l’Université de Lyon II. C’est également auprès de Géry Moutier qu’il choisit de terminer sa formation en entrant en Perfectionnement au CNSMD de Lyon. Il fut par la suite élève de Claude Helffer et suivit également les Classes de Maîtres d’ Y. Loriod-Messiaen, PL Aimard…
Parallèlement à ses études, il se produit en récital, concerto et musique de chambre.
Ainsi on a pu l’entendre dans le cadre de Festivals en France et à l’étranger tels que Festival Estival et Académies d'Annecy, Festival « Musicales Internationales Guil-Durance », le Festival de l’Emperi à Salon de Provence au côté d’Eric Lesage, Jean- Guihen Queyras…, au Festival Classik Peyruis Haute Provence au côté de François Castang, au Musée Claude Debussy, en récital à Menton, à Lyon (Amphithéatre de l'Opera, Auditorium Maurice Ravel...), au Festival de Besançon au sein de l’ensemble « les Temps Modernes », Au Festival Why Note de Dijon, au Festival « Retour au Pays Natal » en Martinique, en tournée au Liban, en Estonie, Biélorussie, Pologne, au Festival de Gubbio en Italie où il est invité par le violoniste Pavel Vernikov…, au Festival Young Euro Classic 2002 au Konzerthaus de Berlin, à la Cité de la Musique de Paris, au Festival Xeraciòn 2000+4 (Vigo, Espagne)…
Il se produit en soliste sous la direction de G. Amy (Stravinsky), P. Csaba (Messiaen, Bartòk, Amy), F. Pierre (Berg, Messiaen) ainsi qu'avec l’Orchestre Symphonique de Rostow sous la direction d’Andrei Galanov et plusieurs orchestres régionaux (Bach, Grieg, Saint-Saëns, Rachmaninov…). Il participe à l’émission sur le centenaire de Madeleine Milhaud retransmis sur France 3 et la chaîne Mezzo. Aimant le mélange des disciplines artistiques, il collabore avec les chorégraphes P. Cohen (Festival Musica à Strasbourg, au Luxembourg) et S. Wisniewski (Tournée : Lyon, Pologne, Biélorussie, Espagne).
Son goût pour la musique contemporaine l’amène à collaborer avec des compositeurs tels que Pierre Boulez, Gilbert Amy, Michael Jarrell, Jonathan Harvey, Frédéric Pattar, Frédéric Kahn, Boris Clouteau, K. Naeglen, J.M. Lopez-Lopez…
Dans le cadre de la musique contemporaine, il se produit notamment avec les percussionnistes : J. Geoffroy (Musique en scène à Lyon, Les Musiques à Marseille), S. Favre (Amphithéâtre de l’Opéra de Lyon), L. Mariusse (Embarcadère à Lyon, Festival Why Note à Dijon), ainsi qu’avec la chanteuse et comédienne Marie Fraschina…
www.wilhemlatchoumia.com
Samuel Sighicelli, conception, adaptation du texte, réalisation vidéo
Wilhem Latchoumia, piano
D’après Vendredi ou les limbes du Pacifique, de Michel Tournier © édition Gallimard
David Sighicelli, voix-off de Robinson
Elise Caron, voix-off
Nicolas Villenave, scénographie et lumière
Samuel Sighicelli, Sabine Sighicelli, prises de vue
Gérard Sighicelli, œuvres picturales
Michaël Amrouche, photographies
Musique additionnelle Henry Purcell, Sarabande de la suite n°4 en la mineur
La Muse en Circuit:
Christophe Hauser, élaboration du dispositif sonore
Julien Guinard, prise de sons des voix
Commande de La Muse en Circuit avec le soutien de l’Etat. Production La Muse en Circuit, Centre national de création musicale. Coproduction Ina-GRM, Why note, GRAME. Archives Gédéon Programmes. Tous droits réservés.
19 - 20 mai à 20h30 Festival Extension:
Villejuif Théâtre Romain Rolland
18 rue Eugène Varlin 94800 Villejuif
Réservations 01 49 58 17 00
21 mars, Dijon Festival Why Note:
Parvis Saint-Jean, Théâtre Dijon Bourgogne
Rue Danton - 21000 - DIJON
Réservations 03 80 73 31 59