
L'Ame son © zazen
Installation sonore vivante / Création
22 - 23 mai 2009 à 20h30
Alfortville Théâtre-Studio
Tarifs 7<17€
Installation électroacoustique où se mêlent les sons d’un saxophone, d’un trapèze sonore préparé et de ressorts suspendus
En mettant en scène un saxophoniste et une trapéziste, L’Ame son s’inspire du célèbre discours d’Aristophane dans Le Banquet de Platon : « Jadis il y avait trois sortes
d’hommes : l’homme double, la femme double, et l’androgyne. L’androgyne était de forme ronde, avait quatre bras, quatre jambes et deux visages opposés l’un à l’autre sur une seule tête. Vigoureux et audacieux, ils tentèrent d’escalader le ciel. Pour les punir Zeus les coupa en deux (…). Mais dès lors chaque moitié rechercha sa moitié (…). »
Le traditionnel trapèze fixe devient instrument à part entière. Ses sons, ses mouvements s’inspirent et s’alimentent, génèrent un jeu de questions-réponses et le saxophone se mêle à la danse dans une quête feutrée et onirique.
Mes études en ethnologie s’orientent assez rapidement sur l’étude des musiciens et de leurs instruments (une caste de musicien newar au Népal) ainsi que de la danse (l’androgynie dans la danse au Japon). A la suite d’un travail sur le danseur Masaki Iwana, danseur de Buto (danse contemporaine japonaise) je me lance dans ma propre recherche corporelle avec, entre autres, Gyohei Zaitsu. Je découvre le trapèze fixe en 2001 et entame une formation avec Lili Dehais, trapéziste et psychomotricienne.
Au fil des rencontres je travaille avec différents chorégraphes comme Caroline Guignard, Gyohei Zaitsu et Maki Watanabe. Je participe à différents projets avec la compagnie Le Tourbillon dont « une cité de trapèzes », lauréat du concours des Jeunes Talents Cirque en 2004, mis en piste par Lili Dehais et Cécile Borne. Je découvre en 2006 avec Pénélope Hausermann, compagnie Les Intouchables, une autre facette de l’univers aérien, et interprète dans « trapezi » une chorégraphie sur une table suspendue mobile réagissant aux poids des corps régit par un système de contre-poids. En 2007, je joue avec Les Turbulents, troupe d’artistes psychotiques et autistes, dans un spectacle sur la vie de Tchekov, mis en scène par Philippe Duban. Plus récemment j’intègre la compagnie Les Mélangeurs, dans un spectacle mis en scène par Jérôme Cury, sur une musique de Michel Blanc avec Patrick Mons, comédien, Tio plasticien et Yutaka Takei, danseur, axé sur le travail des ombres.
Mon travail consiste à mélanger la technique de la danse buto, à l’origine très enracinée dans le sol, à celle du trapèze en jouant avec fluidité sur les équilibres, les points de contacts réduits, les ballants dans un univers minimaliste délibérément épuré de toute forme de performance gymnique.
Je rencontre Gilles Wolff, saxophoniste en 2005 et lui parle, sensibilisée par la musique concrète, de mon désir de donner une voix au trapèze en insérant dans l’âme des cordes des micros capteurs. Deux ans plus tard naît la première ébauche de « L’Ame son ».
Gilles Wolff commence ses études de saxophone au conservatoire de musique de Lausanne, puis à la Swiss Jazz School à Berne. En 1998 il obtient un certificat de fin d’étude à l’EJMA et part à Paris poursuivre ses études à l’IACP (dans la classe de Lionel Belmondo)
De 1990 à 1994, Gilles Wolff fait partie des groupes Mad Whisper (Funk) et Sakaryn (variété française), avec lesquels il se produit sur de nombreuses scènes en Suisse comme le Paleo Festival de Nyon, Vernier sur Rock, les Francomania de Bulle, ainsi qu’en Europe, au Printemps de Bourges, aux Francofolies de Spa (Belgique), au Festival de pour l’Europe de Rouen, à la Truffe de Platine de Périgueux et en première partie d’artiste tel que Kezia Johnes, Georges Clinton, Saint Clair, Jad Wio, Thomas Fersen, Kent…
En 1995, il s’oriente vers le jazz et forme le groupe Mad Wolff Quartet avec lequel il joue en Suisse et en Italie (Festival d’Orsara en première partie de Roberto Gatto).
De 1996 à 1998, il rejoint les membres du Kolectif K à Lausanne. Au sein du collectif, il travaille au côté de musiciens invités tels que Kirk Lightsey, Ricardo Del Fra, Steve Potts, Simon Goubert, Laurent Fickelson, Lionel Belmondo.
Suite à la rencontre de Lionel Belmondo, il s’installe à Paris en 1998. Il joue avec le Vintage Orchestra, avec le Déborah Tanguy Quintet (lauréat du festival jazz vocal de Crest, lauréat du Tremplin d’Enghien les Bains). Il fonde le Gilles Wolff Trio, formation avec laquelle il se produit à Paris (Sunset, Petit Opportun), en France (tournée en Bretagne) et en Suisse (Radio Suisse Romande Lausanne, Genève, Vevey, Moutier et Bâle).
De 1999 à 2002, il se joint aux groupes Zanzibar (tournée au Maroc), Hervé Duret Quartet (1er prix de composition du festival Découverte du Sunside à Paris, Festival de Jazz d’Avignon) et Up Drive Trio, un ensemble fondé par Daniel Jeand’heur (batteur de One Shot) et Philippe Bussonnet (bassiste de Magma).
Parallèlement à ces formations à caractère jazz, il travaille avec la compagnie de théâtre Mimescope à Genève, Londres et Edimbourg (Fringe Festival 2002) et participe à la création de la pièce Voyage en Pamukalie (Festival de la cité de Lausanne, théâtre de l’Oriental à Vevey, Fribourg, Neuchâtel) au côté de Christian Denisart et du Boulouris Quintet.
2003-2004 il joue avec la compagnie Les Turbulents aux cotés de Howard Butten (Buffo) dans le spectacle Meltingpot, tournée en France. Il travaille à l’IME Adam Shelton (Saint Denis) en qualité d’intervenant en musique auprès d’enfants autistes.
2005 invité au jazz festival du Cap (Afrique du sud) avec Dédorah Tanguy et Shannon Mauday. Tournée en Croatie et en Serbie avec le groupe Human Beings.
2006 il participe à la création et aux représentations de « Sion 2006 quand-même » avec Cuche et Barbeza, Frédérique Recrozio, à fully.
Laetitia B. Rancelli, conception, composition, trapèze
Gilles Wolff, conception, composition, saxophone
Marie Maguet, conception lumière
Manuel Poletti, développement de l’informatique musicale
Production La Compagnie La Chose, Coproduction Théâtre Studio, La Muse en Circuit. Centre national de création musicale. Remerciements à Anne Gillot, Manuel Poletti et Sébastien Roux Gyohei Zaitsu
Théâtre-Studio
16 rue Marcelin Berthelot 94 140 Alfortville Métro Ecole vétérinaire de Maisons Alfort
Réservations 01 43 76 86 56 Tarifs 7<17 €