
Hörspiel avec, 8e concours d'art radiophonique Luc Ferrari... © François Xavier
Concert / Création
27 mai 2009 à 20h/ en asssociation avec Immaterielles
Maison des Metallos
Tarifs 9<13 €
(I) Hörspiel avec… (littéralement « jeu pour l’oreille »). Lauréats du 8e concours international d'art radiophonique Luc Ferrari, pour sons fixés et instrument.
Pour sa huitième édition, le concours biennal initié par Luc Ferrari s’inspire d’une des pièces de son catalogue, Madame de Shanghai pour trio de flûtes et bande magnétique. C’est à la fois une manière de rendre hommage à ce compositeur, et un moyen de stimuler l’imaginaire des créateurs en leur proposant d’écrire une œuvre qui fait légèrement évoluer le principe du Hörspiel.
Les projets retenus ont ainsi été choisis pour la qualité de l’adéquation entre l’écriture instrumentale, les sons fixés (sons captés et diffusés issus de divers paysages et témoignages sonores), et le sujet même de la composition. L’amplification et la multidiffusion contribueront à l’originalité et à la richesse de cette relation. Au-delà de l’acception traditionnelle du mot, ces Hörspiele expérimenteront donc une nouvelle façon d’explorer les limites de la narration et du projet musical :
• Lorenzo Bianchi (Italie) : Ouest profond, pour sons fixés et trombone interroge la notion de surveillance, sa relation à la coercition et au pouvoir. À partir de la récente explosion des nouveaux médias (nanotechnologies, communautés sociales sur internet…), le compositeur s’inspire de Surveiller et Punir de Michel Foucault.
• Daniel Blinkhorn (Australie) : in situ bacia, pour sons fixés et clarinette, propose une prise de conscience de la diversité environnementale de la forêt amazonienne, par un travail sur l’univers acoustique et les bruits insoupçonnables de la vie qui y fourmillent (près de 30% des espèces terrestres du globe y cohabitent).
• Vincent Laubeuf (France) : Les Pérégrinations de Tokyo, pour sons fixés et hautbois, exprime le rapport parfois déroutant et ambigu qu’éprouve le voyageur avec le lieu qu’il découvre et apprivoise. Cette expérience s’illustre à Tokyo, avec un discours fragmentaire du hautbois, des sons de rue, de conversations, de métro…
Les solistes de Multilatérale interpréteront ces trois créations. Pour cette huitième édition du Concours international d’art radiophonique, la pièce de Luc Ferrari Madame de Shanghai et les œuvres des lauréats font l’objet d’un enregistrement discographique réalisé dans les studios de La Muse en Circuit.
(II) Concert électronique couché. Live électronique de Sébastien Roux
« Il y a de cela quelques mois, dans un moment d’ennui, j’ai décidé pour m’occuper de faire le bilan.
Alors j’ai rassemblé toutes les musiques que j’ai pu produire seul ou avec d’autres au cours de l’année : pièces radio, improvisations, installations sonores…
Et j’ai lancé tout cela dans mon player préféré.
Mais quel ordre choisir pour écouter toutes ces musiques parfois si différentes ?...
Finalement, j’ai cliqué sur l’onglet durée. Et voilà, gagné. J’allais écouter ma musique en partant du morceau le plus court et en allant vers le plus long.
Cette organisation a provoqué des rencontres virtuelles fructueuses : tel ou tel musicien ou acteur avec qui j’ai eu la chance de travailler se trouvait aux côtés d’une personne jamais croisée. Un improbable ordonnancement des choses.
A la Maison des Métallos, une trentaine de pièces choisies parmi les plus courtes seront jouées et remaniées pour l’occasion, pour une durée totale de 45 minutes. Cet éloge de la brièveté sera proposé dans une version acousmatique et dans le noir. » Sébastien Roux.
Né à Milan en 1973, Lorenzo Bianchi obtient une maîtrise en architecture (études sur le son comme objet du projet) en étudiant en parallèle la musique - piano, clarinette, électronique. Il produit de la musique électronique pour plusieurs labels européens, il compose des musiques pour le cinéma, remix, installations documentaires. En 2002, il s'installe en France et, depuis 2003, il enseigne la composition électroacoustique à l'Université de Franche-Comté ainsi qu'à l'Ecole Nationale de Musique de Montbéliard. Il collabore avec Luca Ronconi depuis 2005 et prend la spatialisation des créations du metteur en scène italien. En 2006, il compose avec Michele Tadini la musique du spectacle Tourism, de Michele di Stefano, MK, commande de la Biennale de Venise. Il a composé, réalisé et produit Ring, son premier album soliste.
En mai 2007, avec Michele Tadini et Daniele Segre-Amar, il monte à la Cité Universitaire de Paris une production avec ESC orchestra (Electro-acoustic Synthesis Crew), projet de rencontre entre jazz et électronique, dans lequel jouent, entre autres, François Couturier, Jean-Marc Larché, Régis Huby, Michele Tadini…
En 2008, il compose Comfort pour le spectacle de danse contemporaine de la compagnie MK Rome, créé au festival Sant’arcangelo en Italie. La même année est présentée son installation interactive Audio/Video, commande du festival F.I.S.C.O à Bologne. Au sein de l’équipe de Luca Francesconi, il participe à la conception et réalisation de la soirée finale (performance, installations, concerts) de la Biennale de Venise en 2008.
De nationalité australienne, Daniel Blinkhorn est titulaire de diplômes en composition et technologie musicale, médias numériques et arts plastiques : University of New England, University of Wollongong (Master of Arts, Research - 2004), Australian Institute of Music (Master of Music - 2000), University of New South Wales, College of Fine Arts (Master of Fine Arts – 2008). A partir de 2000, il enseigne la technologie musicale puis la composition et l’orchestration (Australian Institute of Music).
IL est sélectionné à de nombreux concours internationaux : Diffusion 2006 International Competition for Electroacoustic Music (RTÉ Lyric FM/ Centre for Computational Musicology and Computer Music, Ireland), finaliste en 2006 et 2007 au Concours International de Musique et d’Art Sonore Electroacoustiques de Bourge, artiste en résidence à l’Atlantic Centre for the Arts, Florida, mention honorable au XXV Concorso Internazionale di Composizione Originale per Banda, Italia pour son travail symphonique pour orchestre d’harmonie, Air Masses’, finaliste en 2007 au 6e Concours International de Musique Informatique 'Pierre Schaeffer', Italie, finaliste au 7th International Composers Competition "Citta' di Udine, 2008 Italy.
Ses disques sont édités par ACMA, Quiet Design, Liquid Architecture, Room 40, Lighthouse Publications et Metropolis, avec le soutien de ABC Radio et Cathedral Band/ William Duckworth.
Ses pièces acoustiques, électroacoustiques et acousmatiques ont été jouées dans le monde entier (Santa Fe International Electroacoustic Music Festival, USA, ICMC - SARC, Belfast, Ireland 2008, Biennale Musique en Scène (GRAME), Lyon, Bienal Internacional de Música Eletroacústica de São Paulo, Brazil).
Ses collaborations pour des travaux audiovisuels ont été programmées dans de nombreux événements internationaux : Carnival of e-creativity and change agents’ conclave, New Delhi, 8th CHROMA, Festival de Arte Audiovisual, Mexico, Festival d’Arts Numériques, 1st Digital Art Festival Bahia, ,ElectroMediaWorks 08, Athene, , ArgentineSoundImageSound V, Californie,ElectroMediaWorks 08, Athens, Grèce. Daniel Blinkhorn est actuellement accueilli en résidence pour Mamori Sound Project – Amazon – Brazil, pour un travail sur l’écologie sonore.
Vincent Laubeuf a participé à des stages aux Centre Acanthes (avec Pascal Dusapin, Nguyen Thien Dao et Georges Aperghis), à l’académie d’été de l’Ircam (avec Brian Ferneyhough, André Dalbavie, Jonathan Harvey…), au stage musique/texte de l’Ircam (Avec Jacques Jouet, Olivier Cadiot, Jacques Rebotier et Michaël Levinas). Vincent Laubeuf se consacre principalement à la composition qu’elle soit instrumentale, mixte, qu’électroacoustique. Il a été compositeur en résidence pour Résonance Contemporaine au Conservatoire de Belley de 2005 à 2006. Il a également été accueilli dans plusieurs studios de création, celui de l’IMEB, de l’Ina-GRM, du Grame, de La Muse en Circuit (Centre national de création musicale). Ses œuvres sont régulièrement jouées dans des concerts et festivals aussi bien en France (Futura à Crest, Synthèse à Bourges, Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg, cycle Multiphonie du GRM, la Nuit Bleu à Arc et Senans, le Palais de Tokyo, Le Grand Palais pour la Monumenta… ) qu’à l’étranger (Pékin, Tokyo, New York … ). Il a obtenu des commandes de divers organismes tels que l’Imeb, l’Ina-GRM, Motus, Résonance Contemporaine, l’Ensemble Orchestral Contemporaine. En
2008, il est lauréat du 8e concours international Luc Ferrari, organisé par la Muse en Circuit.
Depuis 2007, Vincent Laubeuf assure la direction artistique de Motus (Paris) et du festival Futura (Drôme). A travers ses compositions, et sa pratique musicale, Vincent Laubeuf souhaite explorer le large éventail de possibilités qu’offre la création sonore : de la musique instrumentale à l’installation sonore, de l’acousmatique à l’improvisation. Il confronte aussi régulièrement son travail du sonore à d’autres disciplines tel que la poésie, le théâtre et la vidéo. Souhaitant développer des formes allant au delà du simple concert, il imagine des œuvres unitaires possédant en elle leur propre univers cohérent, proposant un cheminement continu pendant la durée d’une représentation.
Multilatérale est un collectif créé en mars 2005 regroupant des personnalités qui, fortes de leurs différences, ont décidé de mettre en commun leurs compétences afin de créer une « plate-forme » qui permette d'accueillir des projets tendant tous vers un but unique : faire entendre la richesse et la diversité de la création musicale d'aujourd'hui. Les activités de Multilatérale se développent dans trois directions : les « cartes blanches », qui permettent d'accueillir des compositeurs et des artistes extérieurs au collectif souhaitant développer un projet en collaboration avec Multilatérale, les résidences dans des lieux et structures qui permettent de développer les projets des membres du collectif, et enfin les activités propres à l'Ensemble Multilatérale, ensemble de solistes créé et pensé comme un « outil » permettant la réalisation concrète des projets portés par le collectif.
Multilatérale est membre du réseau de la création musicale contemporaine (LE LIVING + FUTURS COMPOSÉS ).
Multilatérale est soutenu par la SACEM.
Avec un grand ensemble, Sébastien Roux est lauréat de la 6ème édition du concours international d'art radiophonique – sur le thème des Villes Manifestes - organisé par la Muse en Circuit en 2005. En 2006, David Jisse l’invite dans les studios de la Muse en Circuit, où il écrit Oblique, pour violoncelle et électronique .
A l’automne 2006, le MAC/VAL (Musée d’art contemporain du Val de Marne) lui propose de réaliser un «ciné/concert» avec des images du CNC, sur le thème de la modernité dans l’architecture du XXème siècle. Il accepte et compose une année plus tard Revers Ouest*, pièce radiophonique instrumentée d’enregistrements effectués dans la ville de Nantes avec les voix d’Emma Morin et Laurent Poitrenaux.
Au printemps 2006, il participe (laptop) au projet Errances de Leonzio Cherubini (batterie) avec Garth Knox (alto), pièce basée sur des principes d’improvisation entre les trois instrumentistes. Depuis, l’interaction avec des improvisateurs à l’aide de l’outil informatique fait partie de ses principales préoccupations.
Avec Vincent Epplay, il forme un duo d’ « improvisation LapTop ». En 2006, le GRM leur commande Klavier intégral, créée à la Maison de la radio de Paris (salle Olivier Messiaen). Le label Brocoli sortira leur premier disque en septembre 2008 (co-production La Muse en Circuit). Il travaille également avec les arts plastiques et visuels. Il conçoit ainsi Wallpaper music, une série d’installations sonores impliquant plasticiens, designers/graphistes et musiciens (Sogar, Stephan Mathieu, Leafcutter John, Cocktail Designers) et Stereo Rider, une collection de cartes postales sonores scénographiée par l’artiste Pierre Belouin. La Villa Arson l’accueille en résidence avec Eddie Ladoire pour concevoir la musique du film de Grégory Chatonsky Sur terre (commande Arte). Il compose la musique de deux des films de la série Platform de Cédrick Eymenier.
Depuis 2004 il occupe un poste d’assistant musical à l’Ircam, après avoir obtenu le DEA ATIAM (Acoustique Traitement du signal et Acoustique Appliqués à la Musique). Il collabore avec Georges Aperghis pour ses pièces Avis de Tempête, Happy End et Dans le Mur.
En 2008, avec La Muse en Circuit, il collabore avec l’auteur et metteur en scène Célia Houdart pour son projet d’installation sonore Précisions sur les vagues (texte de Marie Darrieussecq – voix de Valérie Dréville), et le chorégraphe Lionel Hoche pour sa création, Pan.
(I)
Lorenzo Bianchi, pour sons fixés et tombone
Daniel Blinkhorn, pour sons fixés et clarinette
Vincent Laubeuf, pour sons fixés et hautbois
Solistes de Multilatéral:
Rémi Delangle, clarinette
Guillaume Deshayes, hautbois
Etienne Lamatelle, trombone
(II)
Sébastien Roux, conception et diffusion
(I) Production La Muse en Circuit, Centre national de création musicale. Coproduction Archipel. Projet soutenu par la SACEM, France culture, Radio Suisse Romande – Espace 2, DeutschandradioKultur, Multilatérale. Coréalisation Maison des Métallos.
(II) Production La Muse en Circuit, Centre national de création musicale. Coréalisation Maison des Métallos
en association avec Immatérielles
94 Rue Jean-Pierre Timbaud - 75011 Paris Métro Couronnes / Parmentier /Saint-Maur
Réservations 01 48 05 88 27 Tarifs 9<13 €
« Né en 1977, Sébastien Roux fait partie de ces « assistants musicaux » (dans la lignée d’Eric Daubresse ou de Frédéric Voisin) qui oeuvrent dans l’ombre de l’Ircam, en assurant la réalisation informatique de partitions commandées à d’autres, et qui donnent libre cours à leur fibre créatrice, ici, par exemple dans les studios de La Muse en Circuit. Ce sont souvent des musiciens de grande valeur comme en atteste Précisions sur les vagues #2 pièce créée cet été au Festival d’Avignon.
Au confluent des musiques concrètes et électronique, une vraie forme d’art sonore d’aujourd’hui, inclassable et virtuose ». Pierre Gervasoni, Le Monde
« Sébastien Roux est l’une des figures les plus intéressantes de la scène électronique française : sa double culture, à la fois savante (...) et «populaire» lui offre de composer une musique extrêmement évocatrice, mariant l’électronique et l’organique avec une intelligence qui n’oublie pas de parler aux sens – à l’instar d’un Fennesz ou d’un Mitchell Akiyama. Sébastien Roux s’est ainsi affirmé comme un musicien curieux et vagabond, ce que l’on peut également traduire par nomade et ouvert à toutes les collaborations : outre l’opéra d’Aperghis (…), on a pu ainsi le retrouver récemment à l’œuvre sur l’album Heller (…),en duo avec le Chicagoan Greg Davis… Sur scène, il s’adapte à une multitude de configuration, pour des sets toujours très richement atmosphériques. » David Sanson, Mouvement