_MG_4890

© Arthur Péquin 

Musique et théâtre

 

Armando Llamas
No Way Veronica

 L’action se déroule dans une base météorologique sur une île subantarctique.
Un groupe de scientifiques y observe la vie des pingouins. Il est composé exclusivement d’hommes…
A la manière d’un scénario-catastrophe hollywoodien, Armando Llamas brosse une comédie hilarante. Se jouant des clichés de ce cinéma de genre, il met en scène les stars américaines des années 60-70.

Dans un dispositif simple, le spectateur-auditeur assiste à la fabrication d’une radiophonie : une actrice faisant les voix d’une dizaine de personnages, un acteur disant les didascalies comme la voix off d’une bande annonce hollywoodienne, et un troisième prenant en charge les bruitages, le tout joué au micro.

 


La Spirale Compagnie Jean Boillot

Depuis dix ans maintenant, la Spirale de Jean Boillot remet sur le métier le jeu du théâtre et la nécessité de son effectivité politique. La fable, l’acteur, le public. Le jeu, le sens, l’adresse, les trois étant indissolublement liés pour la compagnie, dans sa recherche d’un théâtre épique contemporain. Leur articulation fonde son esthétique, qu’il s’agisse de creuser le champ du «théâtre-récit», d’explorer les croisements possibles avec la musique, ou d’inventer une écriture scénique qui rendrait lisibles (mais non résolues pour autant) les contradictions qui travaillent notre réel. Elle fonde donc ce qu’il ne faut pas hésiter à appeler sa politique : sa volonté de trouver sans cesse les modalités d’une véritable présence dans un territoire, pour y construire, autour de textes classiques ou contemporains, des formes où le théâtre puisse engager acteurs et spectateurs dans un même champ, partagé, de questionnement.

 

Armando Llamas

 Armando Llamas est né en Espagne en 1950, à l'âge d'un an ses parents partent pour l'Argentine. Là-bas il vit ses premières expériences artistiques et nocturnes ; ses premiers textes et ses premières mises en scènes voient le jour.
Il retrouve l'Europe en 1970, y voyage, se fixe à Paris trois ans plus tard. Il écrit dans des journaux (Combat, Libération, Le Monde), crée avec Marcia Moretto (chorégraphe) plusieurs spectacles, il rencontre ainsi Catherine Ringer et Fred Chichin, les futurs Rita Mitsouko pour qui il écrira notamment Marcia Baila.. Armando Llamas participe par ailleurs à l'administration et aux publications de plusieurs théâtres (dont celui de la Colline sous le règne de Jorge Lavelli), Il est également dramaturge pour Claude Régy. Parallèlement Il écrit et met en scène ses pièces. En 1984 Images de Mussolini en hiver, est repéré par Micheline et Lucien Attoun qui le font paraître dans Théâtre Ouvert. A partir de ces années plusieurs mises en scène sont créées par Michel Didym ( Lisbeth est complètement pétée 1990), Stanislas Nordey (Quatorze Pièces piégées 1993/1994/1995) ou encore Philippe Adrien (Gustave n'est pas moderne 1994)... En août 2000, à l'invitation de Michel Didym, Armando Llamas fait une apparition aux rencontres de La Mousson d'été, le temps de signer un rap avec le groupe M.Brunelière et en mai 2001, les rencontres théâtrales de Dijon lui sont en partie consacrées. Malade du sida, retourné vivre dans son village natal du nord-ouest de l'Espagne, il décède en mai 2003.

 

 

Textes Armando Llamas
Mise en scène Jean Boillot
Réalisation sonore David Jisse / Christophe Hauser

Avec Katia Lewkowicz, David Maisse, Jean-Christophe Quenon


 Renseignements : Vincent Esteve vincent.esteve@alamuse.com