
Les Boulingrin
Opéra-bouffe / Création
12, 14, 18 mai à 20h // 16 mai à 15h
Opéra Comique - 6<108€
Dans un mélange de comédie et d’enfer, Georges Aperghis et Jérôme Deschamps créent un théâtre musical où musique, décor et drame se fondent dans un cocktail… explosif ! Le théâtre de Courteline est en général présenté de façon très bourgeoise. Le moindre de ses drames recèle pourtant une dimension paroxystique dont la musique peut rendre compte. Dans sa démesure, l’affrontement des époux Boulingrin autour de leur malheureux convive dévoile la violence latente de bien des conversations mondaines. La folie gagne les protagonistes, puis l’engrenage de la circonstance sociale, avant de s’insinuer dans le décor qui développe dès lors sa vie propre. La sincérité fait voler les conventions en éclats.
En association avec la saison de l’Opéra Comique
Spectacle enregistré par France Musique
Georges Courteline, de son vrai nom Georges Victor Marcel Moinaux (1858 -1929) se définit lui-même comme un observateur avisé de la vie quotidienne. S’inspirant de ses expériences de militaire, d’employé au ministère des Cultes, d’habitué des cafés parisiens, ou de promeneur solitaire, il s’efforce de retranscrire les petites comédies humaines qui l’entourent en pièces d’un acte, contes ou romans. Il met ainsi en scène des personnages comiques par le contraste qui existe entre leur modeste condition et leur ego très développé. Des fonctionnaires grisés par leur statut, des employés revendicatifs, des maris pleutres ou des dandys fêlés se retrouvent pêle-mêle dans une œuvre magistrale. Tout le génie de Courteline est de faire rire le public tout en attirant la sympathie et l’indulgence pour ces personnages si vrais et si humains. Il touche ainsi aux sources vives de la comédie en suivant sa définition dépeindre les mœurs en riant.
Georges Aperghis, né à Athènes, s’installe à Paris en 1963. Il mène une carrière indépendante partageant son activité entre l’écriture instrumentale ou vocale, le théâtre musical et l’opéra. En 1976, il fonde l’Atelier Théâtre et Musique (ATEM). Avec cette structure, il renouvelle sa pratique de compositeur en faisant appel à des comédiens aussi bien qu’à des musiciens. Les spectacles s’inspireront de faits sociaux transposés dans un monde poétique, parfois absurde ou teinté de satire.
L’année 2000 a été marquée par deux créations entendues à travers toute l’Europe : Die Hamletmaschine-Oratorio, sur un texte de Heiner Müller, et le spectacle Machinations, commande de l’Ircam, qui s’est vue décerner par la Sacem le Prix de la meilleure création de l’année.
En 2004, il compose Dark side pour l’Ensemble Intercontemporain et Marianne Pousseur, d’après l’orestie d’Eschyle (traduction François Régnault), et l’Avis de tempête à l’opéra de Lille avec l’ensemble Ictus, Donatienne Michel-Dansac, Johanne Saunier, Romain Bischoff et Lionel Peintre, dirigé par Georges-Elie Octors (Grand Prix de la critique 2005).
Pendant l’été 2006 a été créé, la Wölfli Kantata sur des textes d’Adolf Wölfi au festival de Stuttgart avec les Neue Vocalsolisten et le SWR Vokalsemble Stuttgart dirigé par Marcus Creed, puis Contretemps, commande du festival de Salzburg avec le Klangforum de Wien et Donatienne Michel-Dansac (soprano) dirigé par Hans Zender.
Le festival Witten 2007 a accueilli la création Zeugen, spectacle musical avec des textes de Robert Walser et 7 marionnettes de Paul Klee, pour voix, marionnettiste-narrateur, clarinette basse, saxophone alto, accordéon, cymbalum, piano et vidéo live.
Happy end (créé en décembre 2007 à l’opéra de Lille) est une adaptation libre du conte Le petit poucet de Charles Perrault pour ensemble, électronique et un film d’animation signé de l’artiste belge Hans Op de Beeck (avec les voix de Edith Scob et Michael Lonsdale).
La prochaine création de Georges Aperghis, Teeter-Totter, est une pièce pour l’ensemble Klangforum de Vienne, commande du festival de Donaueschingen.
Jérôme Deschamps naît à Neuilly-sur-Seine. Deux oncles influents : le premier est acteur - Hubert Deschamps -, le second est cinéaste - Jacques Tati. Lycée à Louis le Grand. Il en fréquente les ateliers de théâtre, y rencontre Patrice Chéreau et Jean-Pierre Vincent, avant d'intégrer le Conservatoire de Paris, l'école de la Rue Blanche. Il entre pour trois ans à la Comédie Française. Il rencontre Antoine Vitez, qui le mettra en scène plusieurs fois dans Claudel, Vinaver… Il devient metteur en scène. A la fin des années 70, il fonde avec Macha Makeïeff la compagnie de théâtre qu'ils dirigent ensemble. Acteur de théâtre dans ses propres spectacles, on le retrouve aussi au cinéma, sous la direction de Christian Vincent, Roger Kahane, Pavel Lounguine, François Morel... Au Centre national du Cinéma, il a dirigé en 1996-1997 la Commission de l'Avance sur recettes, dont il a mis en place la réforme. En 2005, il est nommé directeur de l'Opéra Comique à Paris.
Georges Aperghis, musique
Georges Courteline, livret
Jean Deroyer, direction musicale
Jérôme Deschamps, mise en scène
Laurent Peduzzi, décors
Macha Makeïeff, costumes
Dominique Bruguière, lumières
Gilles Rico, assistant à la mise en scène
Flore Peduzzi, assistante décors
Isabelle Reffade, assistante costumes
Alain Paradis, assistant lumières
Julien Guinard, ingénieur du son – Technique La Muse en Circuit
Lionel Peintre, Des Rillettes
Jean-Sébastien Bou, Boulingrin
Doris Lamprecht, Madame Boulingrin
Donatienne Michel-Dansac, Félicie
Production et commande Opéra Comique. Coproduction Klangforum Wien, producteur associé La Muse en Circuit, Centre national de création musicale. Avec le soutien du Fonds de Création Lyrique. En partenariat avec France Inter et France 2
12, 14, 18 mai à 20h // 16 mai à 15h
Opéra Comique
Salle Favart
1, Place Boldieu 75002 Paris
Métro 8 - 9- 3 > Richelieu Drouot / Quatre Septembre // BUS 20 - 27 ) 39 – 48 – 52 – 67 - 74 – 85 - 95
Réservations 0 825 01 01 23 // Tarifs 6 < 108€