
Valentina Moar ©Paolo Pachini
Vidéo - opéra
5 juin à 20h30
Créteil - Maison des Arts
Spectacle multimédia pour ensemble électronique et vidéo
“Dernier volet d’une trilogie de vidéo-opéras, après An Index of Metals et Il Diluvio, Chute(s) réunit autour du vidéaste Paolo Pachini trois fortes personnalités et autant de mondes musicaux : la beauté idéale de Michaël Jarrell, la luxuriance sonore de Martin Matalon, les saturations furieuses de Raphaël Cendo. Ce spectacle illustre trois visions d’un archétype universel : l’idée de chute. Comme trois couleurs sonores complémentaires dont la superposition recrée la lumière.“ M. Texier
“L’idée de chute est depuis toujours un archétype important qui a inspiré la créativité, aussi bien en relation avec les manifestations du phénomène physique qu’à travers son utilisation au titre de métaphore de parcours liés à la religion, à la sociologie et à la psychologie. « Chute(s) » est une nouvelle exploration de cette thématique universelle, fondée sur la mise en œuvre d’un espace inversant les topologies visuelles et acoustiques habituelles… “
P. Pachini
Raphaël Cendo étudie le piano puis la composition à l'Ecole Normale de Musique de Paris, où il obtient son diplôme en 2000.
Il intègre le Conservatoire National Supérieur de Paris en 2003 et travaille la composition avec Allain Gaussin, Brian Ferneyhough, Fausto Romitelli et Philippe Manoury. Raphaël Cendo a écrit des pièces pour des ensembles de renommé internationale comme l'ensemble l'Itinéraire, l'Orchestre National d'Ile de France, l'Ensemble InterContemporain, le Nouvel Ensemble Moderne, et ses oeuvres ont été dirigées notamment par Pascal Rophé, Daniel Kawka, Lorraine Vaillancourt, Peter Rundel. Plusieurs de ces pièces ont été jouées lors de différentes manifestations telles que "Lille 2004, Capitale Européenne de la culture" à l'Opéra de Lille, les concerts Tremplin au Centre Georges Pompidou, le festival Radio France de Montpellier, le festival Voix Nouvelles à Royaumont, le festival Présences de Radio France, le festival Musica à Strasbourg. En 2005, Raphaël Cendo a reçu une commande de l'IRCAM et de l'Ensemble InterContemporain pour une pièce de 25 musiciens. Il vient de terminer le cursus annuel de composition et d'informatique musical à l'IRCAM.
En 2009, il est accueilli en résidence à La Muse en Circuit pour la création de Chute(s).
Il étudie la composition dans la classe d'Eric Gaudibert au Conservatoire de Genève et lors de divers stages aux Etats-Unis (Tanglewood, 1979). Il complète sa formation à la Staatliche Hochschule für Musik de Freiburg im Brisgau, auprès de Klaus Huber.
Depuis 1982, son oeuvre a reçu de nombreux prix : prix Acanthes (1983), Beethovenpreis de la Ville de Bonn (1986), prix Marescotti (1986), Gaudeamus et Henriette Renié (1988), Siemens-Förderungspreis (1990).
Entre 1986 et 1988, il séjourne à la Cité des Arts à Paris et participe au stage d'informatique musicale de l'Ircam. Il est ensuite pensionnaire de la Villa Médicis à Rome en 1988/89, puis membre de l'Istituto Svizzero di Roma en 1989/90. D'octobre 1991 à juin 1993, il est compositeur résident à l'Orchestre de Lyon. Depuis 1993, il est professeur de composition à la Hochschule für Musik de Vienne. En 1996, il est accueilli comme «compositeur en résidence» au festival de Lucerne, puis est célébré lors du festival Musica Nova d’Helsinki, qui lui est dédié en mars 2000. En 2001, le festival de Salzbourg lui passe commande d'un concerto pour piano et orchestre intitulé Abschied. La même année, il est nommé Chevalier des Arts et des Lettres. En 2004, il est nommé professeur de composition au Conservatoire supérieur de Genève.
Né à Buenos Aires en 1958, Martin Matalon étudie à la Juilliard School de New York où il obtient son Master de composition. En 1989, il fonde Music Mobile, ensemble basé à New York et consacré au répertoire contemporain.
Il est lauréat du Grand Prix Lycéen des compositeurs 2007, pour Torito Catalan. Il reçoit en 2005 le prix de la J.S Guggenheim Fondation de New York et le Prix F.Schmitt de l’Institut de France. En 2001 le prix de la Ville de Barcelone lui est décerné pour la musique de Metropolis, le Charles Ives Scholarship de l’American Academy and Institute of Arts and Letters et le prix « Opéra Autrement » du Centre Acanthes pour la commande et production de l’opéra de chambre Le Miracle secret, basé sur le conte homonyme de J.L. Borges.
En 1993, définitivement installé à Paris, L’Ircam lui commande une nouvelle partition pour la version restaurée du film de Fritz Lang, Metropolis. Après ce travail considérable, Martin Matalon se plonge dans l’univers de Luis Buñuel en écrivant consécutivement trois nouvelles partitions pour les trois films surréalistes du cinéaste espagnol : Las Siete vidas de un gato (1996) pour Un Chien andalou (1927), Le Scorpion (2001) pour L’Age d’or (1931) et Traces II (la cabra) (2005) pour Las Hurdes terre sans pain (1932).
Son catalogue comprend également un nombre important d’œuvres de musique de chambre, telles que Formas de Arena, pour flûte, alto et harpe, ou Lineas de agua pour octuor de violoncelles. Initiée en 1997, la série des Trames, œuvres à la lisière de l'écriture soliste du concerto et de la musique de chambre, et la série des Traces qui constitue pour le compositeur une sorte de « journal intime compositionnel », destinée à des instruments solistes avec électronique en temps réel, forment un pan important de son catalogue.
Martin Matalon a écrit, entre autres, pour l'Orchestre de Paris, l'Orchestre National de France, l’Orchestre national de Lorraine, Court-Circuit, le Trio Nobis, l'Ensemble Intercontemporain, les Percussions de Strasbourg, l'Octuor de Violoncelles, Bit 20, MusikFabrik …
Il a été compositeur en résidence à l’Arsenal de Metz et à l’Orchestre National de Lorraine pour la période 2003-2004. Cette résidence a donné lieu à un enregistrement de trois pièces symphoniques par l’Orchestre National de Lorraine et son chef Jacques Mercier. Depuis 2005, Martin Matalon est en résidence à La Muse en Circuit, Centre national de création musicale, où il a pu développer son travail sur les Traces (Traces pour Alto et dispositif électronique, Traces pour flûte et dispositif électronique, Traces pour Voix et dispositif électronique). Ce projet donne lieu à un enregistrement à La Muse en Circuit avec l’ensemble Sillages. Sortie : automne 2009 – Sismal Records, DistrArt Musique. Son travail à la Muse en Circuit donne lieu à un projet de théâtre musical, Har le tailleur de pierre, créé pour le festival Extension (2008). Suite à l’enregistrement à La Muse en Circuit, un livre-disque (éditions Billaudot) est prévu pour décembre 2009. En 2009, La Muse en Circuit, passe commande à Martin Matalon pour la création de Chute(s), repris à l’occasion de la dixième édition d’Extension.
Basé à Cologne, l'ensemble musikFabrik consacre exclusivement ses activités à l'interprétation des musiques contemporaines en réunissant des solistes de niveau international. Son répertoire s'étend de la musique de chambre aux compositions contemporaines, et intègre également des projets inter-disciplinaires associant la danse, le vidéo, l'électronique live. Fondé en 1990, l 'ensemble musikFabrik fait aujourd'hui partie des meilleurs ensembles de musique contemporaine et travaille aux côtés de compositeurs et de chefs reconnus comme Mauricio Kagel, Peter Eötvös, Wolfgang Rihm, Nicolaus A. Huber, Helmut Lachenmann, Rebecca Saunders, Sasha Waltz, Louis Andriessen, Emmanuel Nunes, Richard Ayres, Brian Ferneyhough, Christoph Staude, Enno Poppe, Beat Furrer, Stefan Asbury, Franck Ollu, James Wood, Peter Rundel, Zsolt Nagy ou Diego Masson. L'ensemble musikFabrik est également invité par la Philharmonie et le WDR Funkaus de Cologne, la Philharmonie de Berlin, la «Schaubühne», le Festival de Berlin, le «Ultraschallfestival», le stage de musique contemporaine de Darmstadt, le NDR, le SWR, les DeutschlandRadio et Deutschlandfunk, Ars Musica à Bruxelles, le Huddersfield Contemporary Music Festival, le Holland Festival, le «Steirischen Herbst» et le Festival de Salzbourg. Régulièrement, l'ensemble musikFabrik part en tournée en Europe, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud.
Pendant son adolescence, Paolo Pachini étudie le piano avec Francesco Martucci et obtient les diplômes de composition et de musique électronique au Conservatoire « Santa Cecilia » de Rome.
Il étudie également la composition avec Salvatore Sciarrino et obtient un mastère en musique électronique au « Centro Tempo Reale » de Florence.
Par la suite, il compléte sa formation dans le domaine des arts numériques en suivant un cours de spécialisation en imagerie numérique à l’ « Istituto Quasar – Design University » de Rome.
Son activité artistique en tant que compositeur commence en 1991. Son catalogue inclut des œuvres de types différents allant de la musique purement instrumentale à la musique instrumentale avec électronique en temps réel, en passant par la musique de synthèse pure et par les compositions vidéo musicales.
Son intérêt pour l’hybridation des différents langages artistiques se développe assez tôt au cours des années 90, ce qui l’amène à la conception et à la réalisation d’une série de projets audiovisuels collectifs tels que Symphonie Diagonale (nouvelles sonorisations pour de courts-métrages de l’Avant-garde abstraite allemande des années 20), Paesaggi, Visioni, Per Voce Preparata.
En 2000, il commence à réaliser directement ses vidéos.
En 2003 il crée l’opéra vidéo An Index of Metals avec le compositeur italien Fausto Romitelli.
Il enseigne l’électroacoustique , la composition et ses applications audiovisuelles à la « Scuola di Musica e Nuove Tecnologie » du Conservatoire « Giuseppe Tartini » de Trieste depuis 2001. Il a été artiste professeur invité au Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains de Tourcoing pour les années 2002-03 et 2005- 06.
Raphaël Cendo (Charge), Martin Matalon (Tunneling), Michaël Jarrell (Staub), musiques
Paolo Pachini, conception et vidéo
Christophe Lebreton / Grame, réalisation musicale
Production Grame, Centre national de création musicale, Lyon - Fondation Royaumont « Voix Nouvelles ». Coproduction CIRM, Nice, La Muse en Circuit, Alfortville, Césaré, Reims, GMEA, Albi : Centres nationaux de création musicale, Festival Why Note, Dijon, Ensemble musikFabrik, Cologne, Manège/CECN et Musiques Nouvelles, Mons, Metz en Scènes, L'Arsenal. Avec le soutien de Pro Helvetia, du ministère de la Culture et de la Communication (Délégation au développement et aux affaires internationales).
5 juin à 20h30
Maison des Arts
Place Salvador Allende 94000 Créteil Métro Créteil Prefecture
Réservations 01 45 13 19 19 Tarifs 8 < 20 €